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Nœuds :
Boucle
serrée faite par l’entrelacement d’un objet flexible ( corde, ruban,
ficelle, etc.)
Matelotage :
Travaux relatifs aux manœuvres et au service du gabier. (Larousse)
« Aussi loin
que nous remontions dans le temps, la technique des nœuds a été un
auxiliaire important dans la vie quotidienne de tous les peuples. Il existe
encore des races primitives qui fixent leurs huttes, leurs pièges, leurs
pirogues et leurs harnais avec des lanières et des brins d’osier noués. Et
l’homme civilisé n’est pas moins tributaire des nœuds que ses frères moins
évolués, même si, aujourd’hui, dans le milieu sophistiqué, les nœuds sont
bien moins manifestes.
Les nœuds « d’agrément » sont un des arts populaires les plus anciens et les
plus répandus. Mais c’est le marin qui, s’emparant de cet art, l’a
développé, se l’est approprié et en a fait quelque chose de particulier.
A bord des navires, l’art des nœuds a atteint son plus haut niveau au début
de XIXe siècle et, au milieu du siècle, avec le début de l’ère
des clippers, c’était déjà le reflux. »
(CLIFFORD W. ASHLEY Le Grand Livre des Nœuds 1960)
Qui n’a jamais rêvé de partir sur un des ces
magnifiques voiliers, ces cathédrales de toile de cordes et de bois, à la
rencontre de pirates, de trésors, enfouis et de lutte acharnée contre la mer
déchaînée pour atterrir un beau matin sur une île paradisiaque et
mystérieuse. Moi oui, et j’en rêve encore à ma façon car c’est dans la
marine marchande suisse, à bord d’un « tanker » de 3'000 tonnes que je
découvre dans un livre ( Le Grand Livre des Nœuds de CLIFFORD W. ASHLEY)
l’art des nœuds et du matelotage. Cela fait bientôt 24 ans maintenant qu’il
me sert de bible en la matière ( Il reste LE livre de référence dans ce
domaine) Si ma pratique fut très épisodique, elle est ces dernières années
plus assidue grâce notamment à ma famille et à Plan-les’Arts qui ont su
m’encourager dans cette voie-là. Cependant, il me reste le plus dur à
faire ; trouver l’adaptation d’un artisanat essentiellement marin à une
utilité principalement terrestre et le faire partager au plus grand nombre
de personnes, petits et grands.
Les nœuds et le matelotage ne demandent pas un très
grand investissement du point de vue matériel et financier, quoique les
corde en fibres végétales tel que le chanvre, le lin, le sisal ou la
manille seraient un peu plus cher que le synthétique. Par contre cela
demande beaucoup de patience et de persévérance car le plus difficile
consiste à éduquer son œil et son esprit afin de déterminer si le schéma que
l’on vous présente et en tous points semblable à votre réalisation. Car soit
un nœud est parfaitement juste soit vous en avez fait un autre. Mais ce
n’est pas plus ardus de nouer un cul de porc, une tête de maure, une pomme
de touline ou un nœud d’étoile que n’importe quelle autre activité manuelle.
C’est juste une affaire de pratique et de régularité.
Une dernière chose :
Quand on réalise un nœud il ne faut jamais oublier cette règle :
20% du temps est dans la conception du nœud
80% du temps est pour le serrage Quel que soit le nœud !
Alors
bon courage !
Pour les personnes intéressées, je mets à
disposition un tableau bibliographie de très nombreux ouvrages, n'hésiter
pas à me contacter.
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